Comment réduire l’impact écologique de votre jardin ?

Vous pensiez qu’avoir un jardin est le critère écologique par excellence ? Loin de là. Les désherbants, répulsifs anti-limaces et escargots et autres produits phytosanitaires dont vous arrosez votre jardin sont un véritable poison pour l’environnement. Sans compter les autres “mauvaises habitudes” dont nous n’avons pas forcément conscience et qui font beaucoup plus de mal que de bien à la nature. Le compost par exemple, s’il est mal préparé, émet 300 fois plus de gaz à effet de serre ! Fort heureusement, il existe des astuces très simples pour réduire l’impact écologique de son jardin.

Laissez-le tranquille

 

C’est encore la chose la plus écologique que l’on peut faire vis-à-vis de la nature. tondre trop régulièrement sa pelouse, arracher les mauvaises herbes, tailler les arbres ou les haies sont des perturbations des milieux naturels qui constituent l’habitat de dizaines d’espèces sauvages (insectes, petits animaux, oiseaux …).

Les jardins où le gazon est taillé au brin d’herbe près, les haies où pas une feuille ne dépasse, les allées dessinées à l’équerre et au compas, tout cela est bien joil, mais pas très écologique. Les gazons, pour rester verts et agréables sous les pieds, demandent énormément d’eau. Même choses pour les légumes : toutes les variétés ne conviennent pas à tous les sols et climats.

 

Si vous souhaitez vous créer un petit jardin de terrasse ou de balcon, faites attention au choix de vos plantes. Toutes les espèces ne sont pas faites pour vivre en ville. Confier l’aménagement de votre petit espace vert à un professionnel est une option avisée : ce dernier saura quelles variétés privilégier et comment les aménager.

 

Les 7 commandements d’un jardin écologique

 

Pour réduire efficacement l’impact écologique de votre jardin, respectez ces quelques principes :

1.Surtout, ne plantez jamais de gazon artificiel, qui ne favorise aucune biodiversité et demande beaucoup d’entretien. Même choses pour les allées et les terrasses (elle rendent les sols artificiels). Quant la piscine, sauf si elle est naturelle, on oublie.

2. Pour l’éclairage, vous avez deux options : des ampoules LED ou des lampes de jardin photovoltaïques. De plus, vous avez tout intérêt à privilégier des méthodes d’éclairage qui ne nécessitent pas beaucoup de consommation d’énergie. L’hiver, vous pouvez opter pour des lampes solaires avec détecteur de mouvements pour préserver leur batterie.
Si vous voulez gagner en luminosité, il est important d’augmenter la pénétration de la lumière dans la maison. Pour cela, il faut limiter les parois opaques et favoriser les surfaces vitrées.

3.Les “mauvaises herbes” n’en sont pas forcément : elles sont nécessaires à l’équilibre d’un jardin bio. Apprenez à connaître votre sol et votre climat pour y planter des espèces adaptées et évitez de détruire systématiquement tout ce qui sort du sol que vous n’avez pas planté. Ramassez les feuilles mortes, mais défense de les brûler.

4.Les arbres et grands buissons, denses et touffus, sont vos alliés : les oiseaux adorent venir s’y nicher et ils sont un refuge pour de nombreuses autres espèces. En revanche, les hectares de pelouses vides sont un gaspillage d’un point de vue écologique.

5.Récupérez les eaux de pluie et utilisez-les pour arroser votre jardin, laver la voiture et les sols. Les plantes n’ont pas besoin de l’eau du robinet, et cela permet d’économiser jusqu’à 3000 litres d’eau par an.

6.Installez un point d’eau si possible, comme un petit étang. Mais attention, évitez d’y mettre des poissons. Laissez la biodiversité naturelle s’y développer : insectes, amphibiens etc…

7.Bannissez les produits chimiques de votre jardin, et optez pour des engrais et répulsifs naturels.